Entre Télétravail Et Présentiel Une Pratique Hybride Désormais Ancrée

Emily Johnson
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entre télétravail et présentiel une pratique hybride désormais ancrée

Philippe Askenazy, Ugo Di Nallo (Insee), Ismaël Ramajo, Conrad Thiounn (Dares) En France, au premier semestre 2024, le télétravail concerne plus d’un salarié du secteur privé sur cinq. La généralisation des accords d’entreprise sur le sujet, accélérée par la crise sanitaire, a ancré sa pratique, la normalisant sur un rythme hybride proche de deux jours par semaine en distanciel. Le télétravail est plus répandu chez les cadres, dont les tâches peuvent plus souvent être effectuées à domicile, particulièrement dans les secteurs financiers, de l’information et de la communication. Le télétravail se développe davantage dans les environnements professionnels qui lui sont plus propices : plus il y a de cadres dans une entreprise, plus les autres salariés ont recours au télétravail. Par ailleurs, les femmes ont plus recours au télétravail que les hommes, mais pas les parents de jeunes enfants.

Enfin, habiter loin de son travail ou dans un logement spacieux est associé à plus de recours au télétravail. Avant la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, le télétravail était peu répandu en France métropolitaine : seuls 4 % des salariés le pratiquaient de façon régulière en 2019 (sources). Il était plus fréquent parmi les cadres (14 %) que les ouvriers et employés (moins de 1 %). Dans la grande majorité des entreprises, le recours au télétravail était marginal. Il variait cependant fortement d’un secteur d’activité à l’autre, en partie selon la structure de l’emploi. Le télétravail était plus répandu dans la finance et l’information-communication, secteurs où la proportion de cadres est élevée, avec respectivement 61 % et 66 % des salariés travaillant dans une entreprise comptant plus de...

En revanche, il était quasi inexistant dans l’hébergement-restauration, où les entreprises avec plus de 2 % de télétravailleurs représentaient seulement 10 % de l’emploi salarié. Construction de résidences étudiantes : massifier la production… Urgence sur la rénovation hospitalière : comment favoriser l… La Banque des Territoires, acteur du programme InvestEU Sobriété foncière : faire évoluer l’aménagement du territoire… Accélérer le basculement vers une mobilité décarbonée

L'étude "Regard des cadres et employeurs sur le télétravail" que vient de publier l'Apec est très claire. A part quelques cas isolés de recul du télétravail, c'est une pratique solidement ancrée dans les entreprises, Et en 2026, elles seront encore plus nombreuses à préférer le statu quo. Bonne nouvelle, les cadres y sont très attachés. Fortement tertiarisés, les métiers exercés par les cadres sont les plus compatibles avec une activité hors des locaux de l'entreprise. Ainsi, les deux tiers des cadres télétravaillent régulièrement, au moins un jour par semaine, dont un quart plus de deux jours par semaine (contre un tiers pour l'ensemble des salariés selon l'Insee). 2025 a été marquée par le retour en arrière d'entreprises américaines - parfois implantées en France - qui ont remis en cause le télétravail, faits largement relayés dans les médias.

Pour autant en France, le télétravail est une évolution structurelle de l'organisation du travail, en particulier pour les cadres. Pour preuve, moins de 10% des entreprises indiquent avoir supprimé le télétravail ou diminué le nombre de jours pour les cadres de leur entreprise et ce sont surtout des TPE et PME. Et la remise en cause du travail hybride ne sera pas pour 2026 : 94% des entreprises déclarent un statu quo. Loin d'entreprises comme Axa qui envisage de passer de 3 à 2 jours de télétravail par semaine afin de renforcer la dynamique collective et de favoriser les échanges informels ou même Stellantis qui a... Dans l’ensemble, les entreprises autorisant le télétravail restent convaincues qu’elles ont plus à y gagner qu’à y perdre en termes de productivité comme de qualité de vie au travail, notamment les plus grandes entreprises. En outre, elles sont nombreuses à anticiper des effets délétères sur leur attractivité, la motivation et la fidélité des cadres en cas de réduction du nombre de jours de télétravail.

En effet, les cadres seraient en grande majorité mécontents si leur entreprise réduisait le télétravail ou le supprimait. Ce mécontentement pourrait même se traduire pour près d’un cadre télétravailleur sur deux par un changement d’employeur. Signe que pour eux, cette possibilité est devenue est un avantage acquis. Du côté des entreprises, le télétravail est, de fait devenu, un atout pour celles qui l'autorisent. Dans les offres d’emploi d’apec.fr, les recruteurs ont la possibilité de le mentionner avec 4 possibilités : Télétravail ponctuel autorisé / Télétravail partiel possible/ Télétravail total possible/ Pas de télétravail autorisé. Pourtant, ils ne sont pour l'instant que 3 sur 10 à donner cette information.

Certains préférant aborder cette question lors des entretiens de recrutement. Ce sujet, important aux yeux des cadres, peut être un facteur de différenciation pour les attirer et vient enrichir la la marque employeur des entreprises. C'est pourquoi l’Apec leur propose un webatelier sur les incontournables de la marque employeur. Source : Apec, Regard des cadres et employeurs sur le télétravail, mars 2026 Un vent de panique soufflait en 2025 sur le télétravail. Des entreprises semblaient vouloir faire marche arrière, en rappelant leurs employés au bureau.

Les salariés satisfaits de ce mode de travail hybride commençaient à s’inquiéter d’un rappel sur leur lieu de travail à 100% en présentiel. Une étude de l’Apec paru ce jeudi montre qu’en réalité, peu d’ajustements à la baisse ont eu lieu sur les politiques de télétravail. Une majorité d’entreprises restent convaincues des bénéfices du télétravail, envisageant de rester sur le modèle de télétravail souvent choisi après la pandémie de Covid-19. Le modèle du télétravail semble arriver à l’équilibre et satisfaire tout le monde, côté employeur comme salarié. L’étude APEC montre que 89% des entreprises n’ont pas changé leur politique de télétravail. Seulement une entreprise sur dix a réduit le nombre de jours de télétravail autorisés en 2025, ce qui contredit l'idée d'une tendance globale au recul généralisé.

« Les décisions médiatisées de quelques grandes entreprises de réduire le télétravail ont donné l’impression d’un retour en arrière. En réalité, cela ne concerne que très peu d’entreprises. Et, pour une large majorité, cela représenterait plus de risques que d’avantages, notamment en matière d’attractivité et de fidélisation des talents » explique Laetitia Niaudeau, directrice générale de l’Apec. Le télétravail n’apparaît donc pas menacé à terme puisqu’une large majorité : 94 % des entreprises n’envisagent aucune évolution de leur politique de télétravail dans les prochains mois. Les cadres font désormais du télétravail un avantage indispensable dont ils imaginent difficilement se passer. Selon l'étude, 74% se déclareraient mécontents si leur entreprise réduisait le nombre de jours autorisés, et 80% si elle le supprimait.

Le travail hybride, qui combine présentiel et télétravail, est désormais une pratique bien établie dans les entreprises en France, selon une étude récente de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Au premier semestre 2024, plus d’un salarié du secteur privé sur cinq pratiquait le télétravail. L’Insee souligne que la généralisation des accords d’entreprise sur le sujet, accélérée par la crise sanitaire, a contribué à ancrer cette organisation du travail, la stabilisant autour d’un rythme hybride proche de deux jours... Le télétravail est particulièrement répandu chez les cadres, dont les missions se prêtent plus facilement à une activité à domicile. Il est aussi plus fréquent dans les secteurs de la finance, de l’information et de la communication. L’étude met en évidence un effet d’entraînement : plus une entreprise compte de cadres, plus l’ensemble des salariés recourt au télétravail.

Certaines tendances démographiques et géographiques influencent également cette pratique. Les femmes télétravaillent davantage que les hommes, mais ce n’est pas le cas des parents de jeunes enfants. De plus, résider loin de son lieu de travail ou dans un logement spacieux favorise le recours au télétravail. L’essor du télétravail en France est directement lié à la crise sanitaire de 2020. Lors du premier confinement, près de trois salariés du secteur privé sur dix travaillaient à distance. Après des pics atteints lors des confinements de novembre 2020 et avril 2021, la proportion de télétravailleurs réguliers s’est stabilisée au-delà de 20 % depuis la fin de la crise sanitaire en 2022.

​​Depuis le 17 mars 2020, coup d’envoi du premier confinement lié à la pandémie de Covid-19, le télétravail est devenu une sorte d’acquis social pour nombre de salariés, et en premier lieu pour les... Selon l’Insee, avant la crise sanitaire, seuls 4 % des salariés du privé télétravaillaient au moins une fois par mois ; en 2024, ils sont 22 %. Près de deux tiers des cadres télétravaillent désormais régulièrement – au moins un jour par semaine –, contre un employé sur dix. Et ils y sont très attachés. Mais depuis quelques mois, un certain nombre d’entreprises, parmi lesquelles des multinationales comme la Société générale ou Stellantis, reviennent sur leurs accords de travail à distance, réduisant, voire supprimant purement et simplement, le nombre... Recevez le meilleur de l’actualité économique.

En vous inscrivant, vous acceptez les conditions générales d'utilisation et notre politique de confidentialité. Habituée au télétravail, une grande majorité des employés retourne progressivement au bureau. La fin définitive du recours au télétravail comme mode d’activité n’est pas signée pour autant. Les nombreux avantages démontrés par la généralisation de ce système laissent entrevoir l’instauration d’une nouvelle organisation de travail hybride pour les entreprises dans un climat d’après-crise. Mal pris par certains, apprécié par d’autres qui rechignent à l’idée de retrouver l'open space, le télétravail a suscité bien des débats. À l’heure où le travail en présentiel redevient la norme, les entreprises ne semblent pas encore disposées à s’en défaire complètement.

La pérennisation du télétravail se dessine avec le système hybride, un juste compromis entre travail en présentiel et à domicile. Décryptage. La crise sanitaire du Covid-19 est en bonne voie de résolution. Confiant dans sa démarche, l’État a ainsi mis fin à l’obligation au télétravail qu’il a imposée pendant près d’un an. Cette annonce marque le début d’une nouvelle étape pour les secteurs d’activité : Pour beaucoup, tant les employeurs que les collaborateurs, l’exercice du télétravail va au-delà d’une simple mesure obligatoire en cas de crise.

Désormais, il s’inscrit sur le long terme et ouvre de nouvelles perspectives en termes de gestion d’activité. Cependant, la mise en place de ce nouveau système hybride ne s’improvise pas. Les entreprises vont devoir ajuster leur organisation et définir les tâches qui nécessitent la présence des collaborateurs dans les locaux. Alors qu’il était auparavant une mesure exceptionnelle dans les entreprises, sa soudaine généralisation sur l’ensemble du territoire a permis à tous de constater les nombreux avantages du télétravail. Beaucoup se sont rapidement habitués à cette nouvelle forme de travail à distance et ne tarissent pas d’éloges sur sa flexibilité. D’autres ont davantage pointé du doigt l’isolement et le manque d’interactions sociales qui en ont immanquablement résulté.

Avec la mise en place du système de travail hybride, les deux formes, à savoir le présentiel et le télétravail, sont conjoints pour se combler mutuellement. L’organisation va dépendre de chaque entreprise, mais concrètement, les collaborateurs intéressés seront amenés à jongler entre le travail à la maison et le travail au bureau.

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