Exclusif Assurance Chômage Ce Nouveau Tour De Vis Auquel Réfléchit

Emily Johnson
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exclusif assurance chômage ce nouveau tour de vis auquel réfléchit

Six mois à peine après le dernier accord des partenaires sociaux, le gouvernement envisage un nouveau durcissement des règles d'indemnisation. Rien n'est arbitré mais les conditions d'affiliation et les ruptures conventionnelles sont dans le viseur. A peine plus de six mois après avoir conclu un accord et repris la main sur l'assurance-chômage, les partenaires sociaux vont-ils se voir imposer un nouveau tour de vis sur l'indemnisation des demandeurs d'emploi... Tout à la recherche d'économies pour juguler les déficits publics, le gouvernement peaufine la rédaction d'un nouveau document de cadrage de négociation à destination du patronat et des syndicats, a-t-on appris de sources concordantes. A quelques jours des annonces de François Bayrou sur le budget 2026 prévues mardi, rien n'est arbitré définitivement. Mais « il n'y a pas de tensions entre les ministères sur le sujet, indique une source proche du dossier.

Dès lors que des efforts vont être demandés à tous les Français, c'est compliqué de ne pas en demander aussi aux chômeurs ». L'objectif ? Officiellement, il s'agit de redonner des marges de manoeuvre à l'Unédic pour que le régime d'assurance-chômage se désendette. Il s'agirait plutôt pour Bercy de continuer à pomper une partie des excédents, comme il le fait depuis 2023. Si le montant visé n'est pas connu, deux pistes sont à l'étude pour tailler dans les allocations versées aux chômeurs. Primo, les ruptures conventionnelles.

Il s'agit du premier poste d'indemnisation avec 10 milliards versés par France Travail chaque année (sur un total de 37 milliards en 2024), suffisamment en tout cas pour fermer en partie le robinet. Les réflexions porteraient, secundo, sur les conditions d'affiliation, c'est-à-dire les conditions minimales pour percevoir une allocation chômage. Actuellement, il faut avoir travaillé six mois sur les 24 précédant la perte du contrat (36 mois au-delà de 55 ans), sauf pour les jeunes et les saisonniers (5 mois). L'idée serait de durcir le ratio. Jusqu'à 8 mois sur les 20 derniers, comme Gabriel Attal voulait l'imposer quand il était à Matignon, avant que les résultats des législatives ne le fassent reculer ? Les modalités du durcissement des règles pour bénéficier de l'assurance-chômage ont été dévoilées par le Premier ministre dans une interview à la "Tribune dimanche".

Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo Le nouveau tour de vis du gouvernement sur l'assurance-chômage provoque dimanche 26 mai la colère des syndicats, qui dénoncent tant la forme que le contenu et les objectifs de la réforme présentée par Gabriel... Durée d'indemnisation réduite à 15 mois, nécessité d'avoir travaillé huit mois sur les derniers 20 mois pour être indemnisé, contre six aujourd'hui, "bonus emploi senior"... Les modalités du durcissement des règles pour bénéficier de l'assurance-chômage dévoilées par le Premier ministre dans une interview à La Tribune dimanche ont gonflé le courroux des syndicats. "C'est une réforme populiste", a cinglé dimanche le secrétaire général des cadres de la CFE-CGC François Hommeril sur RMC, accusant le gouvernement de mentir pour "faire les poches" des salariés en stigmatisant les chômeurs. "C'est le pire durcissement des conditions d'indemnisation qui soit mis en œuvre depuis toujours.

Quand les partenaires sociaux avaient la main, il fallait avoir travaillé quatre mois dans les 28 mois, et là, on passe à huit mois dans 20", relève Michel Beaugas de FO auprès de l'AFP. "Ça va faire baisser de plus de 15% les demandeurs d'emploi qui entreront dans l'indemnisation chômage, c'est-à-dire qu'on va laisser dans la précarité et la pauvreté des demandeurs d'emploi précaires déjà", a-t-il ajouté. Transparence salariale dans les entreprises : que va changer le futur projet de loi ? Le gouvernement a transmis aux organisations syndicales et patronales représentatives un premier texte, pour transposer une directive européenne en matière de rémunération. Le texte vise à mieux lutter contre les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, à travail égal. Le texte, qui doit encore être finalisé, doit normalement être adopté au début de l’été au Parlement, mais la densité de l’agenda parlementaire rendra le respect de cette échéance compromis.

Assurance chômage : « On n’ira pas sur une négociation qui demande un milliard d’euros d’économies, comme le veut le patronat », prévient Marylise Léon Alors que les négociations sur l’assurance chômage approchent de leur terme, la numéro 1 de la CFDT pointe du doigt les demandes des organisations patronales. « Elles veulent faire un maximum d’économies. Nous, on veut régler les problèmes, notamment liés à la rupture conventionnelle », avance Marylise Léon. Un CDI pour les jeunes « pouvant être rompu sans motif durant les premières années » : le Medef veut-il faire renaître le CPE ? Le gouvernement s'apprête à réformer l'assurance chômage d'ici 2025, avec une attention particulière sur les ruptures conventionnelles et les conditions d'indemnisation.

Des préoccupations émergent quant à un éventuel durcissement des règles, susceptibles d'accentuer la pression sur les demandeurs d'emploi. Alors que des modèles européens, comme celui de l'Allemagne, sont évoqués pour justifier ces réformes, des différences majeures avec le contexte français rendent cette comparaison délicate. Si les négociations avec les partenaires sociaux aboutissent, un décret pourrait mettre en œuvre les nouvelles règles dès 2026. Sinon, un projet de loi nécessiterait le passage par le Parlement. Ce cycle de réformes s'inscrit dans un besoin plus large de rationaliser les dispositifs de solidarité en France. Le gouvernement s’apprête à ouvrir une nouvelle négociation sur les paramètres de l’assurance chômage.

Il transmettra aux partenaires sociaux une lettre de cadrage d’ici la fin juillet, en vue d’un accord à trouver avant le terme de l’année 2025. Au cœur de la discussion : les conditions d’ouverture des droits, la durée d’indemnisation, et le traitement des ruptures conventionnelles. Si la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet assure vouloir préserver le rôle de l’assurance chômage comme « filet de sécurité », elle précise dans le même temps que celui-ci devra « inciter davantage au... L’exécutif ambitionne donc d’« affiner » les règles d’indemnisation, dans la droite lignée des précédentes réformes : durcissement des conditions d’accès, baisse de la durée d’indemnisation, sanctions relatives aux manquements au « contrat d’engagement... Dans ce contexte, un changement important pourrait concerner les ruptures conventionnelles, dispositif utilisée par près de 500 000 salariés en 2024, qui permet une séparation d’un commun accord entre employeur et salarié, suivie d’une... Le Premier ministre et la ministre du Travail ont évoqué des « abus », en référence aux situations dans lesquelles la rupture conventionnelle se substituerait à une démission (qui n’ouvre pas de droits au...

Le dispositif, bien que déjà encadré, semble être perçu comme un point d’entrée trop souple dans l’indemnisation. Plusieurs changements pourraient alors voir le jour, en aval de la négociation : modification des conditions d’accès d’indemnisation à la suite d’une rupture conventionnelle, indemnisation plus faible, allongement des délais de carence avant ouverture... Comment le groupe industriel Chargeurs investit les secteurs de la culture et du luxe OPINION. « La grande "zombification" du capital » Arctique : les pays nordiques et le Canada accélèrent leur coopération industrielle et militaire

Immobilier : la guerre en Iran menace-t-elle la reprise immobilière ? 🔴 Guerre au Moyen-Orient, hausse des cours du pétrole, le Japon débloque ses stocks stratégiques... L'essentiel de l'actualité ce lundi 16 mars Six mois à peine après le dernier accord des partenaires sociaux, le gouvernement envisage un nouveau durcissement des règles d’indemnisation. Rien n’est arbitré mais les conditions d’affiliation et les ruptures conventionnelles sont dans le viseur. Le gouvernement s’apprête à ouvrir une nouvelle négociation sur les paramètres de l’assurance chômage.

Il transmettra aux partenaires sociaux une lettre de cadrage d’ici la fin juillet, en vue d’un accord à trouver avant le terme de l’année 2025. Au cœur de la discussion : les conditions d’ouverture des droits, la durée d’indemnisation, et le traitement des ruptures conventionnelles. Si la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet assure vouloir préserver le rôle de l’assurance chômage comme « filet de sécurité », elle précise dans le même temps que celui-ci devra « inciter davantage au... L’exécutif ambitionne donc d’« affiner » les règles d’indemnisation, dans la droite lignée des précédentes réformes : durcissement des conditions d’accès, baisse de la durée d’indemnisation, sanctions relatives aux manquements au « contrat d’engagement... Dans ce contexte, un changement important pourrait concerner les ruptures conventionnelles, dispositif utilisée par près de 500 000 salariés en 2024, qui permet une séparation d’un commun accord entre employeur et salarié, suivie d’une... Le Premier ministre et la ministre du Travail ont évoqué des « abus », en référence aux situations dans lesquelles la rupture conventionnelle se substituerait à une démission (qui n’ouvre pas de droits au...

Le dispositif, bien que déjà encadré, semble être perçu comme un point d’entrée trop souple dans l’indemnisation. Plusieurs changements pourraient alors voir le jour, en aval de la négociation : modification des conditions d’accès d’indemnisation à la suite d’une rupture conventionnelle, indemnisation plus faible, allongement des délais de carence avant ouverture... Pour appuyer ce durcissement global des conditions d’indemnisation, le gouvernement cite régulièrement d’autres modèles européens, notamment l’Allemagne, où il faut avoir travaillé 12 mois sur les 30 derniers mois pour ouvrir des droits, contre... Une comparaison qui demande toutefois à être nuancée : le modèle allemand repose sur un accompagnement renforcé des demandeurs d’emploi, avec des services publics de l’emploi plus structurés, et des partenariats étroits avec les... Par ailleurs, des différences structurelles majeures entre deux pays rendent la comparaison difficile : pouvoir d’achat plus élevé, marché de l’emploi plus dynamique, taux de chômage historiquement plus bas, coût du logement moins élevé... Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo

La ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a invité lundi les partenaires sociaux pour une rencontre durant laquelle elle a présenté les principales pistes de son projet. Jamais deux sans trois. Alors que le système de l'assurance-chômage a déjà été réformé à deux reprises sous la présidence d'Emmanuel Macron, le Premier ministre, François Bayrou, a proposé, lors de la présentation, mi-juillet, de sa feuille de... Réforme de l'assurance-chômage : "Des échanges très difficiles" avec le gouvernement car il veut "taper assez fort sur les chômeurs", dénonce la CFTC Estimant qu'"il n'est pas normal qu'un pays comme le nôtre, avec autant d'emplois offerts, conserve un taux de chômage au-dessus de 7%", François Bayrou a annoncé son intention de lancer des négociations avec les... Sans attendre, la ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a convoqué les acteurs de la discussion, syndicats en tête, pour une rencontre bilatérale, lundi 21 juillet.

Une rencontre reportée par Force ouvrière (FO) et boudée par la CGT et la CFE-CGC. "Vu les annonces [de François Bayrou], on a décidé de ne pas donner suite. Nous ne sommes pas obligés d'aller écouter des foutaises", s'emporte Jean-François Foucard, secrétaire confédéral du syndicat en charge des parcours professionnels, contacté par franceinfo.

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