Réforme De L Assurance Chômage Le Tour De Vis S Annonce Violent

Emily Johnson
-
réforme de l assurance chômage le tour de vis s annonce violent

Les modalités du durcissement des règles pour bénéficier de l'assurance-chômage ont été dévoilées par le Premier ministre dans une interview à la "Tribune dimanche". Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo Le nouveau tour de vis du gouvernement sur l'assurance-chômage provoque dimanche 26 mai la colère des syndicats, qui dénoncent tant la forme que le contenu et les objectifs de la réforme présentée par Gabriel... Durée d'indemnisation réduite à 15 mois, nécessité d'avoir travaillé huit mois sur les derniers 20 mois pour être indemnisé, contre six aujourd'hui, "bonus emploi senior"... Les modalités du durcissement des règles pour bénéficier de l'assurance-chômage dévoilées par le Premier ministre dans une interview à La Tribune dimanche ont gonflé le courroux des syndicats. "C'est une réforme populiste", a cinglé dimanche le secrétaire général des cadres de la CFE-CGC François Hommeril sur RMC, accusant le gouvernement de mentir pour "faire les poches" des salariés en stigmatisant les chômeurs.

"C'est le pire durcissement des conditions d'indemnisation qui soit mis en œuvre depuis toujours. Quand les partenaires sociaux avaient la main, il fallait avoir travaillé quatre mois dans les 28 mois, et là, on passe à huit mois dans 20", relève Michel Beaugas de FO auprès de l'AFP. "Ça va faire baisser de plus de 15% les demandeurs d'emploi qui entreront dans l'indemnisation chômage, c'est-à-dire qu'on va laisser dans la précarité et la pauvreté des demandeurs d'emploi précaires déjà", a-t-il ajouté. Six mois à peine après le dernier accord des partenaires sociaux, le gouvernement envisage un nouveau durcissement des règles d'indemnisation. Rien n'est arbitré mais les conditions d'affiliation et les ruptures conventionnelles sont dans le viseur. A peine plus de six mois après avoir conclu un accord et repris la main sur l'assurance-chômage, les partenaires sociaux vont-ils se voir imposer un nouveau tour de vis sur l'indemnisation des demandeurs d'emploi...

Tout à la recherche d'économies pour juguler les déficits publics, le gouvernement peaufine la rédaction d'un nouveau document de cadrage de négociation à destination du patronat et des syndicats, a-t-on appris de sources concordantes. A quelques jours des annonces de François Bayrou sur le budget 2026 prévues mardi, rien n'est arbitré définitivement. Mais « il n'y a pas de tensions entre les ministères sur le sujet, indique une source proche du dossier. Dès lors que des efforts vont être demandés à tous les Français, c'est compliqué de ne pas en demander aussi aux chômeurs ». L'objectif ? Officiellement, il s'agit de redonner des marges de manoeuvre à l'Unédic pour que le régime d'assurance-chômage se désendette.

Il s'agirait plutôt pour Bercy de continuer à pomper une partie des excédents, comme il le fait depuis 2023. Si le montant visé n'est pas connu, deux pistes sont à l'étude pour tailler dans les allocations versées aux chômeurs. Primo, les ruptures conventionnelles. Il s'agit du premier poste d'indemnisation avec 10 milliards versés par France Travail chaque année (sur un total de 37 milliards en 2024), suffisamment en tout cas pour fermer en partie le robinet. Les réflexions porteraient, secundo, sur les conditions d'affiliation, c'est-à-dire les conditions minimales pour percevoir une allocation chômage. Actuellement, il faut avoir travaillé six mois sur les 24 précédant la perte du contrat (36 mois au-delà de 55 ans), sauf pour les jeunes et les saisonniers (5 mois).

L'idée serait de durcir le ratio. Jusqu'à 8 mois sur les 20 derniers, comme Gabriel Attal voulait l'imposer quand il était à Matignon, avant que les résultats des législatives ne le fassent reculer ? Comment le groupe industriel Chargeurs investit les secteurs de la culture et du luxe OPINION. « La grande "zombification" du capital » Arctique : les pays nordiques et le Canada accélèrent leur coopération industrielle et militaire

Immobilier : la guerre en Iran menace-t-elle la reprise immobilière ? 🔴 Guerre au Moyen-Orient, hausse des cours du pétrole, le Japon débloque ses stocks stratégiques... L'essentiel de l'actualité ce lundi 16 mars Transparence salariale dans les entreprises : que va changer le futur projet de loi ? Le gouvernement a transmis aux organisations syndicales et patronales représentatives un premier texte, pour transposer une directive européenne en matière de rémunération. Le texte vise à mieux lutter contre les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, à travail égal.

Le texte, qui doit encore être finalisé, doit normalement être adopté au début de l’été au Parlement, mais la densité de l’agenda parlementaire rendra le respect de cette échéance compromis. Assurance chômage : « On n’ira pas sur une négociation qui demande un milliard d’euros d’économies, comme le veut le patronat », prévient Marylise Léon Alors que les négociations sur l’assurance chômage approchent de leur terme, la numéro 1 de la CFDT pointe du doigt les demandes des organisations patronales. « Elles veulent faire un maximum d’économies. Nous, on veut régler les problèmes, notamment liés à la rupture conventionnelle », avance Marylise Léon. Un CDI pour les jeunes « pouvant être rompu sans motif durant les premières années » : le Medef veut-il faire renaître le CPE ?

Le gouvernement vient de relancer le débat sur l’assurance chômage, dans un contexte budgétaire tendu. Après une série de réformes amorcées depuis 2019, l’exécutif prépare une nouvelle salve de restrictions. Derrière les déclarations d’intention se dessinent des impacts concrets pour les demandeurs d’emploi, qui pourraient bien devenir les variables d’ajustement d’une stratégie de rigueur. L’histoire récente de l’assurance chômage en France n’est qu’un enchaînement de coups de tournevis successifs. Dès 2021, la réforme instaurait la dégressivité des allocations pour les hauts revenus. Puis, à partir du 1er février 2023, un mécanisme contracyclique réduisait de 25% la durée d’indemnisation dès lors que le chômage national passait sous les 9%.

Et ce n’était qu’un prélude. Le projet actuel va plus loin. Le gouvernement envisage un nouveau seuil à 6,5% de chômage, déclenchant cette fois une réduction de 40% de la durée des droits. Autrement dit, moins il y a de chômeurs, moins les droits sont généreux. On pourrait appeler cela une logique incitative… ou punitive, selon le point de vue. Les demandeurs d’emploi de plus de 55 ans sont désormais au cœur des préoccupations… budgétaires.

Depuis le 1er avril 2025, leurs droits ont été révisés : - ils sont désormais évalués sur les 36 derniers mois travaillés (contre 24 auparavant) ; - leur allocation est mensualisée sur une base de 30 jours fixes, réduisant de fait l’indemnisation annuelle ; -... Revoilà la réforme de l'assurance-chômage . Initialement, le Premier ministre Gabriel Attal et Catherine Vautrin , ministre du Travail, devaient annoncer les nouvelles règles en vigueur à partir du 1er juillet lors d’une conférence de presse, vendredi dernier. Mais la crise en Nouvelle-Calédonie et l'attaque d'un fourgon pénitentiaire dans l'Eure ont percuté l’agenda de l’exécutif. Partie remise, donc, probablement jeudi ou vendredi, mais hors de question de faire machine arrière.

Le gouvernement s'apprête bel et bien à donner un nouveau tour de vis sur l'assurance-chômage, encouragé par les derniers chiffres, d'une étonnante stabilité, qui évaluent le taux de chômage en France à 7,5% . Les derniers arbitrages ont eu lieu lors d’une réunion entre Gabriel Attal, Bruno Le Maire et Catherine Vautrin. Exit la réduction du montant ou de la durée d’indemnisation, deux pistes un temps envisagées par le gouvernement, et place à l'augmentation du temps de travail nécessaire pour activer ses droits. Aujourd’hui, six mois d’activité sur les deux dernières années suffisent pour toucher le chômage. À partir du premier juillet, il faudra avoir travaillé neuf mois, voire un peu plus sur la même période. Certains poids lourds du gouvernement pressent même le Premier ministre pour aller jusqu’à 12 mois.

>> LIRE AUSSI - Pour le Medef, la réforme de l'assurance chômage n'est pas la plus urgente Le Premier ministre François Bayrou a évoqué mardi une nouvelle réforme de l'assurance-chômage, dont les règles actuelles sont, d'après lui, responsables, de « l'absence de reprise d'emploi ». Ce nouveau durcissement vous paraît-il justifié ? L'assurance-chômage a connu de nombreux tours de vis depuis 2017. Photo d'illustration Sipa/Syspeo Suppression de jours fériés, désindexation, « année blanche »...

Lors de la présentation de ses orientations budgétaires pour l'année 2026, François Bayrou a remis mardi sur la table une nouvelle réforme de l'assurance chômage, espérant en tirer 1,8 milliard d'euros d'économies l'an prochain. Le Premier ministre a ainsi demandé aux acteurs sociaux de se réunir pour redéfinir les paramètres. Êtes-vous favorable à une nouvelle réforme de l'assurance chômage ? Pourquoi ? Selon vous, cela est-il justifié de réaliser des économies sur les demandeurs d'emploi ? D'après vous, faut-il durcir les règles pour favoriser la reprise d'emploi ?

Les règles actuelles sont-elles trop généreuses ? Ou au contraire, trouvez-vous cela injuste ? Contre-productif ? Stigmatisant pour les chômeurs ? Craignez-vous l'impact social d'un nouveau tour de vis ? Pensez-vous que cela n'aura pas d'effet sur l'emploi ?

Que recommanderiez-vous à la place pour faire des économies ?

People Also Search

Les Modalités Du Durcissement Des Règles Pour Bénéficier De L'assurance-chômage

Les modalités du durcissement des règles pour bénéficier de l'assurance-chômage ont été dévoilées par le Premier ministre dans une interview à la "Tribune dimanche". Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo Le nouveau tour de vis du gouvernement sur l'assurance-chômage provoque dimanche 26 mai la colère des syndicats, qui dénoncent tant la forme que le contenu et ...

"C'est Le Pire Durcissement Des Conditions D'indemnisation Qui Soit Mis

"C'est le pire durcissement des conditions d'indemnisation qui soit mis en œuvre depuis toujours. Quand les partenaires sociaux avaient la main, il fallait avoir travaillé quatre mois dans les 28 mois, et là, on passe à huit mois dans 20", relève Michel Beaugas de FO auprès de l'AFP. "Ça va faire baisser de plus de 15% les demandeurs d'emploi qui entreront dans l'indemnisation chômage, c'est-à-dir...

Tout À La Recherche D'économies Pour Juguler Les Déficits Publics,

Tout à la recherche d'économies pour juguler les déficits publics, le gouvernement peaufine la rédaction d'un nouveau document de cadrage de négociation à destination du patronat et des syndicats, a-t-on appris de sources concordantes. A quelques jours des annonces de François Bayrou sur le budget 2026 prévues mardi, rien n'est arbitré définitivement. Mais « il n'y a pas de tensions entre les mini...

Il S'agirait Plutôt Pour Bercy De Continuer À Pomper Une

Il s'agirait plutôt pour Bercy de continuer à pomper une partie des excédents, comme il le fait depuis 2023. Si le montant visé n'est pas connu, deux pistes sont à l'étude pour tailler dans les allocations versées aux chômeurs. Primo, les ruptures conventionnelles. Il s'agit du premier poste d'indemnisation avec 10 milliards versés par France Travail chaque année (sur un total de 37 milliards en 2...

L'idée Serait De Durcir Le Ratio. Jusqu'à 8 Mois Sur

L'idée serait de durcir le ratio. Jusqu'à 8 mois sur les 20 derniers, comme Gabriel Attal voulait l'imposer quand il était à Matignon, avant que les résultats des législatives ne le fassent reculer ? Comment le groupe industriel Chargeurs investit les secteurs de la culture et du luxe OPINION. « La grande "zombification" du capital » Arctique : les pays nordiques et le Canada accélèrent leur coopé...